FLASH INFO  1109
CROISSANCE : LE « MOZART DE LA FINANCE » A PERDU LA PARTITION
L’Insee revoit une nouvelle fois la croissance française Ă  la baisse : seulement 0,4 % en 2026, contre une prĂ©cĂ©dente prĂ©vision  de 0,7 % . Pendant ce temps, l’Allemagne est attendue Ă  1 %, l’Italie Ă  0,9 % et l’Espagne Ă  2,6 %. La France dĂ©croche de ses grands voisins europĂ©ens. Après neuf annĂ©es de macronisme, dette, dĂ©ficits et croissance anĂ©mique composent un bilan bien Ă©loignĂ© de l’image du  Mozart de la finance .
L'ANALYSE DU JOUR

ÉDOUARD PHILIPPE : MOI D’ABORD !

Ils veulent tous se rassembler, c'est même devenu le mot magique de la présidentielle de 2027. Rassembler la droite, rassembler le centre, rassembler la gauche, rassembler les Français… Mais derrière cette belle unanimité se cache une petite question : rassembler autour de qui ? Édouard Philippe sort aujourd'hui le grand râteau, il appelle les différentes composantes de la droite et du centre à se retrouver. L'intention pourrait être louable si elle ne se heurtait à un détail : Édouard Philippe est lui-même candidat à l'Élysée. Dès lors, son appel au rassemblement ressemble furieusement à une invitation à se rassembler… derrière lui. Bruno Retailleau, lui, ne semble pas décidé à se laisser ratisser aussi facilement. C' est là que réapparaît cette maladie française qui, de Jean-Luc Mélenchon à certains prétendants de la droite et du
 centre, traverse une bonne partie de notre classe politique : le rassemblement, oui, Ă  condition d'en ĂŞtre le chef. Les programmes passent au second plan. Les ambitions, elles, sont bien prĂ©sentes. Chacun explique qu'il faut dĂ©passer les Ă©gos, mais chacun commence par protĂ©ger le sien. Chacun rĂ©clame l'unitĂ©, mais personne ne paraĂ®t très pressĂ© de s'effacer au profit du voisin. Opportunisme ? DĂ©magogie ? Égocentrisme ? Ă€ quelques mois de la prĂ©sidentielle, le Coq se contentera d'une question : veulent-ils vraiment rassembler les Français, ou simplement rassembler suffisamment de Français autour de leur propre candidature ? Car derrière tous les beaux discours sur l'union pourrait bien se cacher le vĂ©ritable slogan de 2027 : MOI D'ABORD !

LE COUP DE BEC DU COQ

LECORNU : UN AN À MATIGNON UN SEUL BUT ... Y RESTER

 Le 9 septembre 2025, SĂ©bastien Lecornu Ă©tait nommĂ© Premier ministre par Emmanuel Macron. Un an plus tard, après une dĂ©mission, une seconde nomination et une succession de compromis, il est toujours lĂ . Toujours lĂ , cest peut-ĂŞtre finalement ce qui rĂ©sume le mieux son bilan. Sans majoritĂ©, il fallait naturellement composer, mais Ă  force de concessions, d'esquives et de compromis destinĂ©s Ă  Ă©viter la censure, une question finit par se poser : le but est-il encore de gouverner la France ou simplement de durer ? SĂ©bastien Lecornu donne parfois l'impression de s'ĂŞtre transformĂ© en moule accrochĂ©e Ă  son rocher de Matignon. Peu importe la tempĂŞte, les vagues ou les concessions nĂ©cessaires : surtout ne pas lâcher prise, derrière lui, il y a Emmanuel Macron, son bienfaiteur politique, celui qui l'a nommĂ© puis renommĂ©. Maintenir le gouvernement en place, c'est aussi 
 permettre au PrĂ©sident d'achever son second mandat sans nouvel effondrement politique. Pendant ce temps, les problèmes demeurent : dette, dĂ©ficit, dĂ©penses publiques, insĂ©curitĂ©, agriculture, retraites… On nĂ©gocie, on temporise, on reporte, on cherche le compromis qui permettra de passer encore quelques semaines. Mais tenir n'est pas gouverner et surtout, la France n'a plus beaucoup de temps Ă  perdre. En politique comme ailleurs, quand on n'avance plus, on finit par reculer. Le Coq se pose donc une question : Lecornu s'accroche-t-il Ă  Matignon pour servir la France… ou pour sauver la fin du quinquennat Macron ?
L'AUTRE COUP DE BEC DU COQ
2027 peut attendre. Gleizes, lui, attend déjà. Ils pensent à 2027. Ils calculent, se placent, négocient, se déclarent candidats ou attendent le meilleur moment pour le devenir. Pendant ce temps, Christophe Gleizes, journaliste français, est toujours derrière les barreaux en Algérie. Sept ans de prison, combien de grands discours, de mobilisations nationales, de pressions politiques visibles pour obtenir sa libération ? Certes, la diplomatie française affirme agir, mais où sont les ténors de la politique ? Où sont les indignations quotidiennes ? Où est l'union nationale que devrait provoquer le sort d'un Français emprisonné à l'étranger ? Il est vrai que Christophe Gleizes présente un terrible handicap : sa libération ne rapporte probablement aucune voix en 2027.
Ă€ force d'avoir les yeux rivĂ©s sur l'ÉlysĂ©e, nos politiques finissent par ne plus voir les Français qu'ils devraient dĂ©fendre.  
Le pouvoir de demain les passionne. Les devoirs d'aujourd'hui beaucoup moins.
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